Patrimoine culturel

Le Patrimoine de Trôo reflète l’histoire de la commune, de ses heures glorieuses à son déclin.

Trôo, châtellenie, appartient au comté d’Anjou avant 1270, devient propriété de la couronne d’Angleterre par le mariage en 1128 de Geoffroy Plantagenêt, comte d’Anjou avec Mathilde, fille de Henri 1er, roi d’Angleterre.

Après 1279, la cité est liée au comté de Vendôme, omniprésence d’Henri IV et se ses parents, Jeanne d’Albert et Antoine de Bourbon.

Importance religieuse de Trôo par son statut de chef lieu d’un archiprêtre du diocèse du Mans. En 1230, le doyenné de Trôo se compose de trente et une églises, statut qui disparaitra à la révolution au profit de Montoire-sur-le-Loir.

Par son importance politique et religieuse, Trôo recevra un bâti prestigieux, une double enceinte, une tour-château le Louvre, une Collégiale, un Hôtel-Dieu, un prieuré… Leur souvenir ou belle présence restent visibles dans le paysage.

Les murailles de la commune

Deux tracés sur la partie haute du village, les premiers remparts voulus par Geoffroy Martel datent du XIe siècle, la première enceinte, courtine de moellons de silex, englobait le plateau, renforcée par des tours semi-circulaires.

Deuxième ceinture au XIIe siècle pour protéger le prieuré de Notre Dame des Marchais et les nouvelles habitations, à l’est de la cité. Son tracé partait de la porte Saint-Calais et descendait jusqu’au lit du ruisseau la Gouffrande. Le système défensif de la commune est classé aux Monuments historiques depuis 2008.

le Puits qui parle

Le puit qui parle de Trôo

Curiosité du village, le puits d’une profondeur de 45 mètres a alimenté le haut de la cité jusqu’à l’installation de l’eau courante en 1972. Il daterait de la fondation de la Collégiale XIIe siècle. Des légendes sont rattachées à l’écho particulier du puits. La plus connue, le diable aurait jeté une femme trop bavarde à la demande d’un mari bienveillant ! Le Puits est inscrit aux Monuments historique.

L’ancien prieuré

L'ancien prieuré de Trôo

Notre-Dame-des-Marchais Projet de Geoffroy Martel, XIIe siècle, le prieuré bénéficiait des dîmes de la Collégiale saint Martin de Trôo, des revenus de plusieurs chapelles et fut très bien géré par les abbés de Marmoutiers dont il dépendait. Lieu privé. Classé aux Monuments historiques.

Collégiale Saint Martin

Collégiale de Trôo

Édifice en croix latine, une tour posée sur le transept, fondée en 1050 par Geoffroy Martel. De l’église primitive du XI siècle, il ne subsiste que les parties de maçonnerie en petit appareil qui ont été conservées sous les grands arcs des murs latéraux de la nef. La collégiale connaitra des transformations tout au long des siècles.

XIIIe siècle, Pierre de Broyer, évêque du Mans, né à Trôo, fera construire les voûtes, le transept de gauche, la chapelle Notre Dame, au levant et le second étage du clocher.

XIVe siècle restauration du chœur de la Collégiale et création du galbe sur surmontait un monument funéraire. Les stalles datent du XVe siècle.

Au début du XVIe les transepts ont été à demi détruits par Robert Marcault et ses écorcheurs. Louis Tourtay, chevecier du Chapître*, les restaure à ses frais et les dotent de nouvelles fondations.

Le 25 mars 1737, la foudre frappa la flèche du clocher. Le clocher de pierre fut remplacé par un clocher charpenté. Un graffiti atteste de cet événement sur la face extérieure sud de la nef.

La Collégiale Saint Martin est classée aux Monuments historiques.

* Sept chanoines composant le Chapitre était rattaché à la Collégiale, le chefcier était le premier d’entre eux.

Motte castrale

Motte castrale de Trôo

Antérieure au XIe siècle, elle surplombe le Loir, ses dimensions 50 m de diamètre et 14 m de hauteur. Un chemin aménagé permet d’atteindre le sommet, très beau panorama sur la vallée.

Ce tertre supportait le castrum en bois, trace du contour de la basse-cour à l’est de la butte.

Croix de chemin XIIe siècle

Croix de chemin de Trôo

Dans le centre de la croix on devine un Saint Martin à cheval. Inscrite aux Monuments historiques.

La Maladrerie Sainte Catherine

Maladrerie Sainte-Catherine de Trôo

Appelée également Hôtel-Dieu, fut construite au XIIe siècle par Geoffroy Plantagenêt, comte d’Anjou et du Maine. Elle aurait accueilli les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle. Les restes de la chapelle Sainte Catherine, mitoyenne au bâtiment sont visibles sur la face est de la Maladrerie. Classée aux Monuments historiques.

Grotte pétrifiante

Entrée de la grotte pétrifiante de Trôo Grotte pétrifiante de Trôo

Déjà ouverte au public au début du XXe siècle, on peut y découvrir des stalactites, les vestiges de l’ancienne chapelle Saint-Gabriel, sa vasque pétrifiée et tout le magnifique travail de l’eau sur le tuffeau (roche calcaire locale).

Plus justement grotte cristallisante que pétrifiante, les stalactites sont le fruit de l’eau provenant de diverses sources, coulant inéluctablement dans le coteau chargé de calcaire, calcaire qui se dépose à raison d’1 cm par siècle dans la grotte, formant une dentelle de pierre minérale.

Monument aux morts guerre 14 – 18

Monuments aux morts de Trôo

Le journaliste Auguste Arnault aura fait connaître Trôo à Antoine Bourdelle. Le sculpteur charmé, par le paysage troïen, fait don de la conception du monument aux morts à la commune, à Trôo de financer le matériel.

L’œuvre sera inaugurée le 18 juillet 1923. Bourdelle rend hommage aux victimes de 14-18, il a voulu une stèle commémorative sobre et simple à l’image du village. 25 noms sont gravés dans la pierre.

L’artiste a créé ou participé, au cours de sa carrière, à la création de six monuments aux morts. Trôo appartient à ce cercle fermé.

www.bourdelle.paris.fr

Cave du vigneron

Cave du vigneron de Trôo

Ouverte en saison, petit musée de la vigne et vente de produits locaux.

Cave Yuccas

Visitez cette maison troglodytique, habitée jusqu’en 1965, reconstituant le mode de vie du siècle dernier sur le coteau.

3 € entrée payante individuelle, 2,50 € par personne en groupe, gratuit moins de 12 ans.

Rafraîchissements et dégustation de crêpes sur la terrasse.

Possibilités de louer la maison de vacances et de participer à des stages de peinture en plein air.
Information : www.pleinairholidays.com
14 rue Gouffier
41800 Trôo 
Téléphone : 02 54 85 30 45 / 06 22 91 16 54

Visite de la cave : chezmerlin9@yahoo.fr
Location : contact@cave-yuccas.com
Site Internet : www.cave-yuccas.com

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