Histoire de Trôo

Trôo par Launay au XIX ème siècle

L’histoire de Trôo balance entre heures de gloire et déclin : un site géographique privilégié, un territoire convoité par les royaumes d’Angleterre et de France, un Henri IV rancunier, une riche cité de 5000 âmes, des enjeux religieux, une population impliquée dans le déroulement de la politique…

Le XXIe apaisé, voit émerger un village où il est bon de vivre, apprécié par les touristes, les résidences secondaires et ses habitants.

Chronologie

  • Préhistoire : l’origine d’un rassemblement humain est très ancien, une combinaison d’atouts, proximité de la rivière, les forêts giboyeuses, exposition sud et une colline creusée de caves naturelles.
  • Gaulois : apparition du village troglodytique par l’alternance d’habitats en pierres sèches et le développement des caves. Jules César comparait les gaulois à de lapins.
  • 1er siècle de notre ère : la commune est un Oppidum, forme de chef lieu, découpe administrative romaine appelée Pagus Labricinensis dépendant de la Cité des Cénomans (le Mans).
  • IXe siècle les hommes du nord ravagent tout sur leur passage. Pour mettre fin à ces destructions, Landry Sore, le Missus Dominicus de Charles le Chauve, créa une ligne de forteresse Oucques, Fréteval, Vendôme, Lavardin, Montoire, Trôo et la Chartre.
  • Castellum sur la grande butte, une tour en bois entourée d’enceintes de pieux pour défendre la ville.
  • Vers l’an 1050 fortification de la ville par une ceinture de remparts flanquée de nombreuses tours, fondation de la Collégiale par Geoffroy Martel, comte d’Anjou par héritage, comte de Vendôme et du Maine par droit de conquête. Geoffroy Martel fut l’instigateur également de l’abbaye de la Trinité à Vendôme.
  • 1124 Foulque le Jeune comte d’Anjou fit construire le château, le Louvre, une tour à base rectangulaire de 14 m sur 10 m à proximité de la plus grande tombelle. Également fondation du prieuré des Marchais.
  • Geoffroy Plantagenet, fils de Foulque le Jeune transforma la Collégiale et créa la maladrerie Sainte Catherine.
  • 1189 Philippe Auguste s’allie à Richard Cœur de Lion contre le père de Richard, Henri II.
  • 1188 Philippe Auguste attaque Trôo propriété de Richard Cœur de Lion. Il brûla la partie basse de la ville. Cette petite ville prospère de 5000 habitants décline.
  • Marcadet, mercenaire de Richard sème la terreur à Trôo et s’impose en gouverneur.
  • XIIe siècle, construction de la deuxième enceinte de muraille, à l’est de la ville en suivant le ravin de la Gouffrande.
  • Vers 1365, Robert Marcault saccage le quartier installé dans la première enceinte de Trôo, l’habitat n’a jamais été reconstruit, poursuite du déclin de la commune.
  • 1515, le comté de Vendôme devient duché par décision royale.
  • Fin XVIe , Henri IV démantèle les fortifications de Lavardin, Montoire et Trôo, pour détruire les places fortes susceptibles d’appuyer la moindre rébellion.
  • Révolution, dispersion des biens du clergé, soit 45 ha.
  • XVIIIe siècle, importance de l’industrie du serge et du coton, 1000 à 1200 ouvriers, 40 fabricants entre Montoire et Trôo.
  • Sous Napoléon le chapitre de la Collégiale est dissous, Trôo est rattaché au diocèse de Blois.
  • 1815, après Waterloo et en 1870 avec l’invasion des prussiens, les troïens se réfugient dans les cafforts (caves fortifiées).
  • Fin XIXe, début des résidences secondaires, Auguste Arnault invite ses amis Anatole France, Antoine Bourdelle à séjourner chez lui, à Trôo.
  • 1921, Antoine Bourdelle offre à la commune le dessin et la conception du Monuments aux morts.
  • Début XXe, développement des résidences secondaires.
  • De 1942 à 1944, des troïens ont hébergé des enfants de confession juive, une commémoration a eu lieu le 28 septembre 1996 avec la présence des Enfants cachés et de leurs accueillants.

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